Les crevettiers

Dans les eaux sales et rouillées du vieux port
Les bateaux cabossés par les lames océanes
Prennent un peu de repos bord à bord
Bercés par les cris des oiseaux qui planent

Agrippés aux amarres qui les relient
Ils attendent en rêvant
Que les marins débarqués pour la nuit
Les réveillent au matin en revenant

Les mouettes frôlent les drisses
Et attendent patiemment
Que les moteurs réagissent
Pour les suivre en planant

Puis, roulant sur la mer bourrue
Ils iront encore, encore et encore
Jeter dans les vagues leurs chaluts
Et ramener au port leur part du trésor