Voyage

Je tourne en rond dans la maison vide
Tu hantes ces murs et ces portes ouvertes
Je m'assois lentement dans ce fauteuil insipide
Une musique floue distille une note alerte
Mais mon cœur sursaute sur l'image rapide
Qui traverse les pièces tristes et désertes

Reviens-nous vite à mon cœur et à moi
Nous vivons sans vivre auprès de ton absence
Mon âme me reproche d'oublier la foi
Et mon corps délire sur une folle présence

Rien n'y fait. Seul, assis sur le sol froid
Je veux m'éloigner dans les sphères lumière bleue
L'esprit s'égare mais revient toujours à toi
Je ne peux effacer la couleur de tes yeux
La fraîcheur de ta bouche, la caresse de tes doigts
Et je viens, immobile, te rêver un peu

Mais soudain tu es là, je t'entends lointaine
Et le feu qui mourait redevient lumineux
Il éclaire le soir et sa flamme saine
Se reflète, chaleureuse, au coin de mes yeux

Et puis j'irai rejoindre, attendant le sommeil
Des draps silencieux, complices de mes rêves